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Nous voulions v ous dire...
Et quel avenir pour le disque?
Mardi 5 Février 2008 - 18:43
Lettre ouverte à tous ceux qui aiment la musique…
Vous avez tous entendu parler de cette « crise du disque » qui secoue le monde de la musique. Parfois dans les médias, ou au détour d’une conversation, vous avez sans doute compris que l’industrie du disque traversait, et c’est le moins qu’on puisse dire, une mauvaise passe.
Les causes en sont multiples et faciles à cerner, les conséquences aussi.
Le dictat d’Internet selon lequel tout devrait être gratuit est en train de trouver ses limites. Aujourd’hui, il est si facile de se procurer illégalement et donc gratuitement un album ou même un film. C’est vrai ! Pourquoi payer ?!
Pourquoi payer ? Qui peut croire aujourd’hui que la création musicale est gratuite ? Connaissez vous dans votre entourage – à l’exception du bénévolat humanitaire -, quelqu’un qui travaille gratuitement, et qui met tout son savoir faire et son talent, à disposition gracieusement ?
Alors bien sûr, on pourra toujours répondre que des Johnny ou encore des U2, ne sont pas à quelques disques près, et que ce ne sont pas quelques téléchargements qui vont les ruiner.
On est bien d’accord. Seulement là, il s’agit d’un système entier qui est en train de s’écrouler. Les éditeurs indépendants ferment les uns derrière les autres, les forces de vente (les représentants de ces maisons de disques) se font licencier petit à petit (nous avons déjà perdu pas mal de monde parmi ceux, passionnés, qui nous visitaient autrefois) et ainsi, c’est la diversité qu’on condamne, car on ne lui laisse plus la chance d’être découverte. Il n’y a plus d’argent pour les artistes en développement, et bientôt, la scène musicale, qui ne se renouvelle déjà quasiment plus, aura fini de s’auto digérer.
Cette lettre n’est pas une énième tentative pour essayer de culpabiliser les « pirates », et inciter le public à venir acheter des disques. Cette lettre a seulement pour but d’éveiller un peu les consciences, et expliquer ce qu’il se passe, réellement.
Si demain, on veut continuer à avoir une production musicale variée et de qualité, pas trop formatée et issue du travail de passionnés qui y consacrent leur vie, il faudra rapidement changer notre façon de penser la musique, au risque, si rien n’est fait, d’achever définitivement la diversité, au profit des trois ou quatre plus grosses major, qui contrôleront tout.
Et oui, finalement tout a un prix…
Michaël Ciampi
Responsable de l’Espace Culturel E.Leclerc Gap.
Vous avez tous entendu parler de cette « crise du disque » qui secoue le monde de la musique. Parfois dans les médias, ou au détour d’une conversation, vous avez sans doute compris que l’industrie du disque traversait, et c’est le moins qu’on puisse dire, une mauvaise passe.
Les causes en sont multiples et faciles à cerner, les conséquences aussi.
Le dictat d’Internet selon lequel tout devrait être gratuit est en train de trouver ses limites. Aujourd’hui, il est si facile de se procurer illégalement et donc gratuitement un album ou même un film. C’est vrai ! Pourquoi payer ?!
Pourquoi payer ? Qui peut croire aujourd’hui que la création musicale est gratuite ? Connaissez vous dans votre entourage – à l’exception du bénévolat humanitaire -, quelqu’un qui travaille gratuitement, et qui met tout son savoir faire et son talent, à disposition gracieusement ?
Alors bien sûr, on pourra toujours répondre que des Johnny ou encore des U2, ne sont pas à quelques disques près, et que ce ne sont pas quelques téléchargements qui vont les ruiner.
On est bien d’accord. Seulement là, il s’agit d’un système entier qui est en train de s’écrouler. Les éditeurs indépendants ferment les uns derrière les autres, les forces de vente (les représentants de ces maisons de disques) se font licencier petit à petit (nous avons déjà perdu pas mal de monde parmi ceux, passionnés, qui nous visitaient autrefois) et ainsi, c’est la diversité qu’on condamne, car on ne lui laisse plus la chance d’être découverte. Il n’y a plus d’argent pour les artistes en développement, et bientôt, la scène musicale, qui ne se renouvelle déjà quasiment plus, aura fini de s’auto digérer.
Cette lettre n’est pas une énième tentative pour essayer de culpabiliser les « pirates », et inciter le public à venir acheter des disques. Cette lettre a seulement pour but d’éveiller un peu les consciences, et expliquer ce qu’il se passe, réellement.
Si demain, on veut continuer à avoir une production musicale variée et de qualité, pas trop formatée et issue du travail de passionnés qui y consacrent leur vie, il faudra rapidement changer notre façon de penser la musique, au risque, si rien n’est fait, d’achever définitivement la diversité, au profit des trois ou quatre plus grosses major, qui contrôleront tout.
Et oui, finalement tout a un prix…
Michaël Ciampi
Responsable de l’Espace Culturel E.Leclerc Gap.
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