Le site de l'Espace Culturel Leclerc & Galerie d'art de Gap

rendez vous le 25 octobre des 17h00 pour une dédicace exclusive de Marina Kaye



Disponible dans les bacs son nouvel album "Explicit"


rendez vous le 25 octobre des 17h00 pour une dédicace exclusive de Marina Kaye
rendez vous le 25 octobre des 17h00 pour une dédicace exclusive de Marina Kaye à l'occasion de la sortie de son nouvel album.


A 19 ans, Marina Kaye a déjà connu le succès, les bonheurs et les difficultés qui s’y attachent. Lauréate à 13 ans de l’émission de télévision « La France a un incroyable talent », elle a publié en 2015 Fearless, vendu à plus de 300 000 exemplaires, adoubé par un single de platine Homeless, qu’elle,
Marina Kaye publie à présent Explicit. « Un premier album doit être beau, dit Marina Kaye, le deuxième, audacieux. Celui-là a un style, une patte. J’ai cherché à accompagner mon public tout en suivant ce que j’avais profondément envie de faire ». Créés à Los Angeles, à Londres, puis à Paris, les douze titres d’Explicit reviennent sur l’intense période vécue par Marina Kaye depuis la fabrication de Fearless – quand elle l’a débuté elle avait quinze ans.
Il y eut, raconte-t-elle, beaucoup de gloire, de télévision, de scènes, de travail et de plaisir, et puis, du vide. « Je suis partie en vrille, explique la jeune Marseillaise dont l’anglais est devenu l’arme poétique. Tout se délitait ».
Marina Dalmas, a écrit avec Nina
Woodford et Mathias Wollo. Fin 2016, Soprano, à qui la force de la voix de Marina Kaye rappelle alors celle de la chanteuse australienne Sia, l’invite pour un duo. Mon
Everest, titre militant et émouvant, est enregistré à l’Américaine, le clip est filmé à Chicago. C’est un tube et sa collaboration avec le rappeur marseillais marque un
virage dans la jeune carrière de la chanteuse.
L’inspiration, la foi en soi, l’idée d’un avenir. « Je n’arrivais plus à sentir quoi que ce soit, je n’arrivais plus à pleurer, ni rien. J’ai compris ce que c’était que la solitude au milieu de cent personnes. J’étais dehors tous les soirs, je dansais, et tout était creux, pénible. Je cherchais ce quelque chose qui me sortirait du vide ». Marina Kaye en fait une chanson de rédemption, Something, six jours d’écriture à peine dans un studio londonien, et la liberté au bout, avec à les co-auteurs de son premier hit, Nina Woodford et Mathias Wollo.
Marina a beaucoup à dire sur le vague à l’âme, le sien, qui sonne comme celui d’Adèle. Etre artiste est un métier, une condition difficile, fut-elle aussi précoce que dans le cas de la jeune Marina. Ce qui sauve de la noirceur, c’est aussi les fans, à qui Marina adresse une Merci quand même. « Je leur dis : j’essaie de faire de mon mieux, je vous suis, mais mon bagage émotionnel est le même. Je rentre chez moi le soir avec lui, alors merci quand même », pour tout ce qui a été donné.

En 2014, Homeless faisait la part belle à la confusion adolescente. Il en reste des séquelles, on se déteste encore un peu, petit démon qui n’a « rien à donner, que des maux de cœur », dit Marina (Save Yourself), à qui voudrait l’approcher. Mais, globalement, tout cela est terminé. La carapace s’est forgée. D’abord, il faut savoir que Marina a du caractère, elle est grande gueule, elle tacle et elle l’assume. « Enfant, j’étais déjà comme ça : gentille mais capable de piques assassines ».
Sorti en juin le titre On My Own, annonçait Explicit, ainsi intitulé « parce que tout était évident, les textes disent tout ». Marina ne balance pas, mais les traitres se reconnaîtront. On My Own raconte ainsi « la trahison d’un homme que j’aime avec une fille que je connais. » Depuis trois ans, poursuit la jeune femme, j’ai grandi. La mélancolie est toujours entraînée par ma voix, mais les arrangements ont modernisé mon style ». Dans la lignée des grandes chanteuses actuelles, Marina Kaye transforme la pop en un hybride hautement énergétique. Elle se définit comme une artiste pop totalement immergée dans le son qui traverse la planète aujourd’hui : le hip-hop. Elle a ainsi donné une forme plus urbaine, plus rythmée à ses chansons, interprétées jusqu’alors dans la plus internationale des langues, l’anglais. Mais cette fois, et c’est une première, Marina chante en français, avec l’élégance qui s’impose.
Le bal francophone est ouvert avec Soprano, à qui elle offre à son tour l’occasion d’un duo après leur collaboration fructueuse de 2016. Avec Soprano, elle chante Vivre. « Lui est adorable, il n’a pas une once d’égo, il a le sens de l’humain, il n’impose rien et je lui rends la pareille, après avoir été invitée sur son album Everest. Ces sentiments-là ne se payent pas, ils ne se négocient pas ». Ce n’est pas que Marina Kaye ait des dettes. Elle a des références et une grande conscience de ce qui lui a été donné, de ce qui a nourri son art.
Quand elle était enfant, il n’y a pas si longtemps, Marina, qui adorait chanter, reprenait en famille Vole, la chanson écrite en 1995 par Jean-Jacques Goldman pour Céline Dion dont la petite-nièce, Karine, venait de décéder de la mucoviscidose. Karine, la tante de Marina Dalmas, disparaît alors. La petite a treize ans, elle porte short et jupette, sa voix est exceptionnelle et Vole traduit l’émotion familiale. Elle a choisi de reprendre cette chanson pour fermer l’album. Dans l’édition Deluxe, Close, composé naguère avec l’Irlandais Don Mescall, rappelle l’extrême précocité de Marina Kaye.
Qu’importe la langue : elle a des choses à dire. Ici, elle se reconstruit et cela passe par la description des états de combat amoureux. De Miracle, composée à Los Angeles avec Mitch Allan (« quand une relation se termine, je ne reviens pas, ce serait un miracle ») à Armour (« La personne qui m’a le plus blessée, m’a transpercé de son épée m’a aussi permis de me forger une armure solide »), l’album accompagne l’universel dicton qui indique que souvent un mal arrive pour un bien. Marina Kaye s’est construite. Elle veut désormais en finir avec l’idée qu’elle est – que nous sommes- des Little Girl. « Je ne veux plus être « la petite chose insignifiante qui n’est rien sans moi ». C’est terminé. Je gère, les rapports de dominants à dominés sont récurrents dans la vie d’une femme. Je déteste me faire rabaisser.
Ainsi, de ses tourments et de sa rédemption, Marina Kaye a tiré un album solaire. Elle a gommé les brumes au profit de la lumière. En témoignent My Escape et This Time Is Mine, deux titres « positifs », dit-elle. My Escape, qu’elle a souvent chanté en fermeture de ses shows, c’est l’histoire du verre à demi plein ou à demi vide : en y regardant bien, les couleurs de la vie sont magnifiques, elles brillent. Pour échapper au gris, il faut s’inscrire dans le présent, jouir de ce qui est offert ici et maintenant, profiter de l’énergie ambiante, chante-t-elle dans This Time Is Mine.
Avec Explicit, Marina Kaye a pris le large. Les coups de vent ne sont plus tempête, ils sont rythmes rois, voix ample et paroles serrées. Le grand voyage de Marina a commencé.

23 Octobre 2017 - écrit par Jean-Marc BIJOWSKI - Lu 167 fois


              


Réalisation du site : Agence Sonart